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| Les
cheveux et les ongles
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| Le nombre de follicules pileux et donc de cheveux est déterminé à la naissance. Chaque follicule est programmé, en théorie, pour donner suffisamment de cheveux pour une vie entière. Mais des facteurs génétiques, des facteurs alimentaires et/ou des facteurs hormonaux peuvent perturber la pousse du cheveu et entraîner des éclaircissements de la chevelure très inesthétiques et mal vécus par les patients. Enfin la qualité du cheveu se modifie au cours du temps : le cheveu s’use comme un matériau qui vieillit. | ||
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Le
cycle pilaire |
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| La
pousse et la chute des cheveux sont des phénomènes normaux. Chaque jour une chevelure normale (entre 100 000 et 150 000 cheveux) perd entre 50 et 100 cheveux, soit 36 500 cheveux par an ! La pousse – de l’ordre de 1,5 cm par mois – est plus rapide à la fin du printemps et au début de l’été qu’en hiver et un pic de chute s’observe à l’automne. Le cheveu ne croît pas de façon continue mais par cycles. Il pousse, arrête sa croissance puis tombe pour être remplacé par un nouveau cheveu. La croissance du cheveu est influencée par l’alimentation – celle-ci doit être riche en minéraux et en acides aminés – et le sexe – la croissance des cheveux est plus rapide chez les femmes. Enfin, les hormones mâles, responsables de la croissance des poils, ont une action inverse au niveau du cuir chevelu. |
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| L’alopécie
androgénétique : une chute de cheveu programmée C’est la cause la plus fréquente de chute de cheveux. Localisée sur le dessus du crâne, elle aboutit à la calvitie chez l’homme en un temps plus ou moins rapide. L’hérédité et les hormones. L’hérédité joue, bien sûr, un facteur important. Toutefois, les hormones mâles auxquelles le follicule pileux est particulièrement réceptif sont aussi impliquées dans le phénomène. Les cheveux de la zone occipitale ne sont pas concernés par cette chute, ce qui laisse supposer qu’ils n’ont pas la même sensibilité aux hormones mâles. Certaines populations sont épargnées. L’alopécie androgénétique peut débuter insidieusement et c’est souvent la comparaison entre la chevelure visible sur des photos anciennes et la chevelure actuelle qui font prendre conscience du problème. Les différentes populations ne sont pas touchées de la même manière : les Caucasiens et les Noirs sont plus concernés que les Asiatiques. Un phénomène aussi féminin. Les femmes peuvent aussi être victimes de cette affection. Elles sont 10 % à souffrir d’alopécie : elles ne deviennent pas complètement chauves, mais perdent une part importante du volume de leur chevelure, notamment au niveau du dessus du crâne et de la frange. Zoom au cœur du follicule pileux. Le cycle pilaire s’accélère ; il devient de plus en plus court. La durée de la phase de pousse diminue. Le nombre de cheveux en phase de chute augmente jusqu’à 25 %. Dans le même temps, le follicule pileux se miniaturise. Ces deux phénomènes aboutissent à une diminution des cheveux épais remplacés progressivement par des duvets de plus en plus fins. |
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| Traitements
de l’alopécie androgénétique ou comment ne pas
devenir chauve ! Des traitements suspensifs Certains traitements sont efficaces mais si vous les arrêter, la chute se réinstallera progressivement. Etablissez avec votre médecin une stratégie qui vous corresponde et qui n’aboutisse pas à une lassitude et à un arrêt définitif. Deux traitements médicaux font référence Le Finastéride® en comprimé et le Minoxidil® à 2 % ou à 5 % en traitement local (pulvérisations). Ces produits ne peuvent être obtenus que sur prescription médicale et ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale. Pour les femmes, les pulvérisations de Minoxidil® peuvent être associées à un traitement hormonal (acetate de cyproterone) Les traitements d’appoint Les vitamines du groupe B (B5, B6, B8 et B9) qui agissent sur l’arrêt de la chute du cheveu et sur sa pousse, les acides aminés soufrés comme la cystéine et la méthionine qui interviennent dans la kératinisation du cheveu. Enfin, les oligoéléments comme le zinc et le fer jouent un rôle important dans la croissance du cheveu. Enfin vous pouvez compléter votre traitement par des produits cosmétiques antichute cosmétique à base d’aminexil. Enfin, quand les traitements médicaux ont été épuisés ou que la calvitie n’est pas loin, les greffes de cheveux permettent de recouvrir la zone parsemée. |
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| Autres types
de chutes de cheveux Les chutes diffuses. Il peut y avoir une chute importante après un accouchement, un stress important (décès par exemple) ou à la suite d’un régime déséquilibré. L’alopécie peut traduire aussi une carence en réserve en fer (ferritine) ou un dysfonctionnement de la thyroïde. Si vous constatez une chute qui persiste, consultez votre dermatologue. Chute de cheveux autour de la ménopause et à la ménopause. À cette période de la vie, le cycle féminin devient irrégulier et la sécrétion d’hormones diminue. Les chutes de cheveux sont fréquentes. À la ménopause, on estime que 25 % des femmes présentent une chute de cheveux avec raréfaction de la chevelure en particulier sur le dessus du crâne. Des traitements permettent de limiter cette chute ; locaux à type de Minoxydil® mais aussi par voie orale, avec des traitements hormonaux. |
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| Cheveux
et tabac Une cigarette contient plus de 2 500 produits chimiques dont le cadmium (utilisé pour fabriquer des batteries !), mais aussi des pesticides ou de l’arsenic. Or le cheveu possède la mémoire de tout ce que nous ingérons. Ainsi on retrouve de la nicotine dans les cheveux des fumeurs. La consommation de tabac aurait des répercussions sur le développement normal du cheveu. En effet, le cheveu a besoin d’un apport en nutriments particuliers et la cigarette peut être responsable d’un déficit d’apports en acides aminés, vitamines (notamment vitamines du groupe B) et oligo-éléments. Ce déficit a un retentissement sur la pousse du cheveu. Ainsi la consommation de tabac peut provoquer une chute de cheveu. |
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| Les
ongles aussi vieillissent L’ongle, comme le cheveu, est constitué de kératine sous la forme d’une tablette qui permet de protéger nos extrémités. Sa pousse est assurée par la matrice située à la base de l’ongle, dans un repli. La faible teneur en lipides de l’ongle explique sa fragilité. Il est très perméable et se déshydrate notamment avec les travaux ménagers : mettez des gants ! L’ongle aussi vieillit. Des stries longitudinales apparaissent dès l’âge de 35-40 ans, l’ongle devient parfois jaunâtre. Protégez vos mains des produits ménagers le plus possible grâce aux gants. Des crèmes hydratantes peuvent être appliquées en massage sur l’ongle et son pourtour. Des vernis traitants (ongles mous, ongles striés) permettront d’améliorer leur aspect. |
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